tenture tissée laine anis


280,00 €

Composition tissée main en mérinos et soie, mohair et soie, lin, laine et coton.

  • Taille : 110 cm x 220 cm

C-14052702

Cette composition fait partie d’une collection sur le thème de « Faire un détour par la montagne ».


Un paysage, des collines qui se reflètent sur un lac. Des formes encrées dans l’imaginaire de chacun. Comme dans certains contes, il suffit d’esquisser quelques lignes pour que l’imaginaire se mette en action. Une scène apparaît. Parfois même, une histoire. Un paysage se rappelle à nous. Il est accompagné. Une agréable sensation émerge. Celle de la contemplation face à l’étendue d’un paysage.


J’ai travaillé sur le thème du paysage, du songe et du haïku. Je souhaitais lier mon expérience en dessin et en poésie avec la matière tissée. Le sujet de la composition, la montagne, est traité avec des lignes et volumes épurées. Il émerge en convoquant toutes les émotions liées au sujet réel représenté. C’est une invitation au songe, au rêve éveillé. Comme dans les haïkus, j’ai voulu que cette composition soit un court poème qui en quelques mots et quelques lignes renvoie à une image, à une sensation.


J’ai tout d’abord dessiné de mémoire un paysage de montagne en traçant les lignes essentielles permettant de cerner le sujet. J’ai ombré certaines parties pour modeler des volumes. Puis, j’ai choisi mes matières. Une matière sèche végétale en lin et dans un mélange de laine et lin pour les formes aux lignes précises. Une matière aérienne, le mohair pour des formes vaporeuses. Une matière épaisse, douce, gonflée, pour la forme principale. Dans un même temps j’ai sélectionné les couleurs, d’une harmonie douce avec peu de contraste, décalées par rapport au sujet représenté, et évoquant la nature.


Cette composition est tissée sur un métier à bras horizontal à quatre cadres, c’est un tissage. J’ai adapté la technique du broché qui permet de réaliser des motifs tout en construisant le tissu. Je superpose plusieurs trames, une trame de fond qui va d’un bord à l’autre du tissage, et des trames supplémentaires que j’arrête à différents endroits pour créer les formes. Je modèle les ombres du bout des doigts en tirant sur les fils.